ISRAEL EN LIVE…

Posté par Mylène KHELID le 22 décembre 2012

Une  idée saugrenue ce séjour en Israël en raison de sa situation particulière, et je ne vous apprends rien sur les critiques bonnes ou mauvaises que ce pays peut susciter…  D’abord, si on  pratique une des trois religions monothéistes, les lieux sont tout à fait propices au recueillement. Le tombeau du Christ, le Mur des Lamentations ou encore le Dôme du Rocher sont incontournables mais pour ma part ce fut d’abord pour visiter un lieu historique, faire quelque chose de spécial, un plaisir de découvrir un autre climat, un autre peuple, une autre cuisine… tout  un mode de vie en somme !

ISRAEL ARRETE JAIME BIEN
Album : ISRAEL ARRETE J'AIME BIEN
De TVV a Massada...
60 images
Voir l'album

Aéroport de Roissy, l’aventure commence.  L’avion s’annonce avec 40mn de retard, çà démarre fort. Une fois dans l’avion, je repère ma place, K53 collée au hublot… ouff, c’est ce que je souhaitais.

Je m’asseye aux cotés d’un couple de sexagénaires qui se rendait à Eilat. Leur réaction m’a fait rire lorsque j’ai dit que c’était mon premier voyage en Israël. Les deux me scrutaient du regard, croisant les bras en même temps comme pour dire « non mais dis donc toi, t’as eu une révélation ou quoi ??? ».

C’est cela oui et quelle révélation ! 5 heures, il fallait çà au moins pour y arriver et une fois l’avion dans les airs, je pensais en moi même, ma petite… çà y est, aucun retour possible, tu n’as que l’aile de l’avion pour repaire dans l’immensité des cieux et ces deux tourtereaux qui se font des mamours comme au premier jour de leurs noces.

J’ai  connu d’autres envols bien sure et j’étais habituée aux sons européens, turques, et arabes même. Mais là, il fallait décrypter le message du commandant de bord qui souhaitait la bienvenue à ses passagers en hébreu. C’était presque irréaliste mais j’ai réalisé à Tel Aviv, qu’Israël était tout sauf un mythe… Pour la fin de ce voyage, il n’y avait qu’à suivre le mouvement, les gens devaient bien récupérer leurs bagages avant d’atteindre le dernier poste de douane pour l’ultime contrôle. Quelques questions usuelles et puis, le  bol d’oxygène !

Ben Gourion a ravivé le souvenir de mon premier voyage en Tunisie, hormis la saison puisqu’il faisait quand même assez froid en Israël. J’avais ce sentiment d’arriver en terre connue finalement, mais je ne saurai l’expliquer à moins de le résumer à l’adaptabilité.  Simone, arrivée une heure plus tôt, me trouvait enfin après une longue attente… Mais en gros, ouf, çà y était. Restait juste à trouver un chirout pour Jérusalem, ville ou nous devions séjourner…

Ah, au fait,  j’ai retenu qu’en Israël, ce n’est pas vous qui décidez de prendre le chirout, c’est le chauffeur du chirout qui accoste et vous prend …et  question vocabulaire, y a intérêt à assurer hum !!! Sur le trajet, je vous rassure, il n’y a pas de char d’assaut, la sécurité y est présente comme un peu partout en cette période de tension, mais rien de vraiment oppressant.

Tel Aviv,  ville ultra moderne et on sent que ce pays a beaucoup misé sur l’innovation et l’infrastructure. C’est bien la capitale économique. Quel paradoxe avec Jérusalem, une ville assez atypique, bourrée de contrastes tant sur le plan architectural que sur sa population. On y rencontre de tout, des blancs des noirs, des blonds, des bruns et même des roux… sans omettre les langues, de l’hébreu à  l’arabe, du russe en passant par le français mais encore l’anglais … Les pratiquants et non pratiquants s’y mélangent, mais j’avais ce sentiment que tous s’articulaient autour de « la foi ». Et c’est dans Mahane Yéhuda, avec ses innombrables étals de fruits et légumes, de pains et de mets en tous genres que j’ai eu mon plus fort ressenti, surtout à l’occasion de Hanoukka, mais encore la veille du  shabbat. Le marché ne désemplit pas d’une foule attirée par les beignets et autres denrées indispensables aux réunions de soirées familiales ou entre amis. Je remercie au passage Danielle Storpeur Perez de m’avoir fait vivre un premier shabbat, découvrir l’autre c’est aussi partager ce moment de religiosité, la convivialité pourquoi pas ! J’ai d’autant eu le plaisir de renouveler cette expérience en la demeure d’Emile Moatti et sa gentille femme Rachel, une grande cantatrice d’Opéra, et leur fils David. Mémorable soirée ou M Moatti et son fils expliquaient les rituels après m’avoir laissée allumer une des bougies de hanoukka…

Voilà pour la question convivialité et à coté, c’est en me perdant un peu dans les rues piétonnes que j’ai été agréablement surprise par quelques disquaires qui passaient en boucle des tubes bien connus en France. Aznavour et Adamo m’ont gentiment fait sourire,  quelque part.  À cela s’ajoutaient des rythmes orientaux ou anglo-saxons dans les mille et une boutiques de fringues et accessoires ou encore les troquets longeant la rue Jaffa et celle de king Georges. Je n’ai pas compté le nombre de fois ou j’ai arpenté ces rues, à suivre le parcours du tramway. Ah cette machine, quel succès auprès des habitants, hormis le samedi ou le calme absolu règne dans la ville. L’avantage de ce jour « chômé » c’est de prendre le temps d’une belle balade vers le kotel par exemple ou l’animation continue d’attirer les touristes.

Le must, c’est sur le chemin du retour, la fin du shabbat est presque « une renaissance »… les troquets s’ouvrent simultanément sur votre passage, les restaurateurs s’activent à préparer leurs fourneaux pour servir les baladeurs du moment. Extraordinaire cette ville qui reprend son « cours normal… ». En dehors de cet aspect de la vie, la tolérance et discrétion m’ont réellement marquée. Les « laïcs et les non laïcs se croisent au quotidien » et à aucun moment je n’ai senti de rejet particulier des uns envers les autres. C’est probablement que l’apparence a très peu d’importance en fait.  Les gens sont simples bien que les jeunes soient aussi dans les effets de mode. La question de la pauvreté devrait elle se poser ?. Cette ville compte aussi ses pauvres,  ses SDF même mais la « tsadaka » est fondamentale. Les gens, pas forcément riches croyez-moi,  donnent spontanément, c’est comme çà et personne n’y échappe, pas même moi … Plus loin, on trouve par exemple à Tel Aviv Jaffa, quoique en périphérie pour préciser, des quartiers réservés aux réfugiés érythréens clandestins mais je ne sais pas comment ils pallient à ce fléau… c’était une parenthèse et pour revenir à Jérusalem,  ville neuve ou ville ancestrale, j’ai adoré un point  c’est tout !!

Mais passons aux bouts de brousse de  Massada, Ein Guedi à  la mer morte…  Une journée c’est bien trop court pour tout voir évidemment… il est certain que les vastes étendues terre-mer sont d’une extrême intensité pour qui sait y être sensible. L’important je crois, c’est l’azur, la limite entre chaque espace qui provoque un sentiment de bien être et une sensation de liberté. C’est comme se réapproprier son corps et faire renaitre « une  peur intrinsèque » mais non moins agréable d’être « tout petit » … j’ai même imaginé  Le peuple de Massada mourir pour ses  « valeurs » plutôt que de se soumettre à l’oppresseur… sept mois de siège quel courage quand même !

Je quittais à regret le socle de metsada pour un autre moment de contemplation. Assise sur mon  rocher et prostrée d’admiration face aux montagnes de Jordanie. Deux rives magnifiques séparées par une eau apaisante et d’un bleu comme jamais je n’en avais vue. J’ai cherché en vain le lieu de rencontre ente elles avec la certitude que ce point existait bien quelque part !

Je n’ai pas su explorer tout et à regret encore, car Ein Guedi, ce n’est pas « que l’oasis » sauvegardée dans la réserve naturelle que j’ai eu plaisir à visiter. Les ruines de la ville antique à quelques pas de là auraient comblé ma curiosité, mais bon… j’ai pu au moins jouer à cache cache avec des créatures grandes comme des koalas miniatures pour des clichés … ratés … çà bouge trop ces bestioles  ;-)

Enfin, j’ai osé passer à l’Est de Jérusalem le jour chômé à l’Ouest, toute seule comme une grande, mais quelle idée !!! En fait, je marchais  tant que mes jambes pouvaient me porter, je continuais sans m’arrêter. Même peur au ventre qu’avant d’arriver en Israël, mais  l’appréhension liée au contexte politique actuel. J’ai pu me balader comme n’importe quel autochtone, une femme, sans voile ni gardien, c’est quand même gonflé mais comme la population est aussi très diversifiée, je passais inaperçue finalement.  C’était bon et c’était bien de se fondre dans la foule, dans ces marchés ou les odeurs de grillades me titillaient les papilles. C’était marrant comme pour Jérusalem Ouest d’ailleurs, ou Tel Aviv, de croiser Orange, H&M ou Zara, sur mon passage.

On est bien dans la mondialisation !

Ce fut par ailleurs un plaisir de marcher en périphérie de Tel Aviv, découvrir un des fondateurs de l’une d’entre elles, longer le port de Jaffa après un bon déjeuner dans une pizzéria. Merci également à Jean David Prunier d’avoir été mon guide d’un jour…  Ah, la bonne bouffe, les pains, les beignets, les fallafels, et puis  le bon vin, le café en précisant qu’on veut un expresso sans quoi le marc hum !!!

Pour conclure, car il me faut bien arrêter quelque part. J’ai toujours privilégié le recul pour dépassionner le conflit -israélo palestinien parce qu’il faut pouvoir approcher ces peuples pour connaitre une réalité qui nous échappe.  Je ne m’arrête donc pas là qu’à la politique…   Je pense qu’en France, nous ne sommes pas suffisamment ouverts au monde. On a tendance à « figer » tout ce qui nous est extérieur à des années lumières, mais ce n’est pas ce que j’ai vu ou rencontré car eux aussi vivent leur évolution. En visitant les musées, mes lectures et découvertes m’ont invitée à penser qu’il faut parcourir un nombre considérable de pays pour obtenir une vison de l’histoire de l’humanité plus complète. Je cite l’exemple de Yad Vashem ou sont stockées des milliers d’informations, de documents et archives, voire des cartes géographiques qui m’ont permise de saisir une réalité historique ma foi plus concise du contexte et ses conséquences qui s’étalent sur une durée plus importante d’ailleurs. On aurait mille et une raisons de vouloir la paix si je me réfère à ce que j’ai parcouru mais bon ! Aux âmes de bonne volonté de faire en sorte qu’il en soit ainsi !

Sur ce, j’ai oublié ma brosse à dent et mon dentifrice, vaut mieux çà que la tête il parait !

Alors un signe ou un acte manqué, il me faudra y retourner surement ! ;-)

Mylène Khelid

Publié dans Anniversaire, Découverte, douceur, evasion | Pas de Commentaire »

CLAUDE LÉVI-STRAUSS « CENTENAIRE AUJOURD’HUI … « 

Posté par Mylène KHELID le 28 novembre 2008

upl8585photocolloquelevistrauss.jpg

Une petite pensée pour un Grand Homme, Claude Levi Strauss né le 28 novembre 1908 à Bruxelles, Professeur honoraire au Collège de France et membre de l’Académie française, qui compte parmi les fondateurs de la pensée structuraliste.

Ethnologue,  anthropologue et même philosophe,  il entre dans La Pléiade pour être publié de son vivant. Mais qui est cet être qui se dit « sans identité » mais pourtant consacre toute son existence à décrypter celle des peuples les plus retirés du monde moderne à travers les mythes.

C’est ainsi que Claude Lévi-Strauss, auteur d’une des plus grandes œuvres de la pensée française du vingtième siècle devient lui même le mythe, tant il  sait étonner par un flair exceptionnel en ethnologie et pour le comprendre il faut lire ses oeuvres, le parcourir pour vivre avec lui ses démonstrations les plus rationnelles et riches. 

Médaillé d’or du CNRS en 1967, il fête aujourd’hui la centième année de sa venue au monde qui marque ainsi l’ethnologie et l’anthropologie d’une trace indélébile et mais aussi les plus féconds travaux en sciences humaines…

Son histoire  est et demeure un rayonnement éclatant qui n’aura d’équivalent dans la pensée actuelle, d’ailleurs il évoque lui-même ce monde actuel qui l’inquiète, le verra partir mais qu’il n’aime pas… Quel amateur en « ethnologie » ne le comprendrait pas, et quelle politique pourrait s’inspirer de cette sombre pensée pour améliorer la condition humaine ?

Image de prévisualisation YouTube

Image de prévisualisation YouTube

Envoyé par wernerbh

Sources Wikipédia

Alors, joyeux anniversaire Monsieur Lévi Strauss, un homme « Grand », tant par son « Nom que par son Ame »…

Milla

Publié dans Anniversaire, évènements, Claude Lévi Strauss, reflexions, Sagesse | 17 Commentaires »

 

Les petits chevaux de Tarqu... |
_*MoN DeLiRe A mWa !!!*_ |
cookiemonchien |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Berger y-es-tu ?
| FRANCK51100
| Arkan et Baia "Braques de W...